Le fabricant d'articles de sports Reebok s'engage auprès de la Commission fédérale du Commerce des  (FTC) à créer un fonds de 25 millions de dollars pour rembourser les acheteurs de chaussures aux semelles dites « tonifiantes ».

Lancées en grande pompe en 2010, les chaussures de modèle Easytone et Runtone promettaient aux consommateurs une augmentation de 28 % de la tonicité des muscles fessiers et de 11 % des cuisses et des mollets par rapport à l'utilisation de chaussures de sport ordinaires. Reebok alléguait que des coussinets d'air dans les semelles créaient une « micro-instabilité » qui muscle les jambes.

Les autorités américaines accusaient Reebok de tromper les consommateurs, puisqu'il n'existe aucune preuve que ces chaussures procurent réellement une meilleure amélioration de la forme physique que d'autres produits. La Commission « veut que les annonceurs comprennent qu'ils sont porteurs d'une responsabilité et que ce qu'ils avancent doit être prouvé scientifiquement », a expliqué David Vladeck, directeur du bureau de protection de la FTC.

En annonçant le règlement avec les autorités, la direction de Reebok a souligné qu'elle avait toujours confiance dans l'efficacité de son produit, mais qu'elle débloquerait les 25 millions de dollars simplement pour faire cesser les procédures. L'entreprise pourra continuer de vendre ses chaussures, mais devra modifier leur mise en marché.

Depuis le lancement de ces chaussures, Reebok a dépensé 40,9 millions de dollars américains pour leur promotion dans le monde. Les ventes de chaussures tonifiantes sont passées de 100 millions de dollars en 2008 à 1,1 milliard en 2010, selon SportsONESource. Selon les prévisions, les ventes devraient reculer à 650 millions de dollars cette année.

Reebok possède 42 % des parts du marché de la chaussure tonifiante derrière Skechers, qui détient 48 % du marché américain.

Radio-Canada.ca avec Reuters et Wall Street Journal